Peur de me séparer de mes amis, de tomber, d'avoir un
moniteur antipathique (oui, ils ne sont pas tous beaux, bronzés, sympas),
d'être seule dans mon coin. J'avais une boule au ventre. Une sensation de vide
avec l'estomac qui se noue et qui vous remonte jusqu'au coin des lèvres.<o:p />
Rien que d'y penser, j'ai les larmes aux yeux.<o:p />
Allez, lâche-toi Marion. Une fois toutes parties tu te sentiras mieux.<o:p />
Cette neige immaculée qui vous calme l'esprit juste à sa vue ou qui vous excite à l'idée de devoir descendre une piste. Ces sapins qui dans le brouillard adoptent une couleur si foncée qu'on croirait voir une photo en noir et blanc. La lumière vive du soleil qui se reflète...<o:p />
Je n'avais pas non plus l'envie de quitter Max et Rémi.<o:p />Max c'était celui qui tous les matins me donnait l'envie de me lever, pour prendre du plaisir en me laissant porter par ma planche ou m'aider à vaincre certaines craintes lorsqu'il s'agissait de descendre des pistes un peu trop raides, quelque part, une aide à la prise de confiance en soi.<o:p />
C'est dingue de voir comment on peut laisser sa timidité
de côté quand on sait qu'on a seulement une pauvre petite semaine pour lier
connaissance et s'amuser avec les gens qu'on rencontre. <o:p />
« T'es qu'un boulet » je lui disais dans le télésiège, le dernier
jour de cours. En fait, nous sommes des boulets. Au moment de descendre, on
chute tous les deux. On rigole jusqu'à ce qu'il s'aperçoive qu'il est quand
même bien coupé à la jambe, juste au dessus de la chaussure, tellement bien que
ça lui a touché le tibia. Alors ça y est on l'emballe pour qu'il aille voir le
médecin. C'était dur de réprimer mes larmes. Parce que d'un côté je me disais
que la seule personne avec qui je m'amusais aller partir quand qu'on ait pu
profiter une dernière fois de la température de la neige et de l'autre, que
j'avais bousillé la fin de ses vacances. Je m'en voulais vraiment, même si on
me répétait que c'était juste « un accident ».<o:p />
<o:p />
Enfin bref, tout ça pour dire que, les amis, les relations qu'on peut tisser de jours en jours, ça vient, ça va et ça part. Un espèce de fatalité de la vie qui bien des fois m'empêche de voir les choses du bon côté. J'aimerai bien avoir le remède qui fait qu'on se souvient plus facilement des rires et qui nous empêche de penser que certaines rencontres ne sont qu'éphémères.<o:p />C'est peut-être encore un travail que je devrais effectuer
sur ma personne. J'ai pas l'air très sociable comme ça peut-être, mais je
m'attache vite aux gens et je persiste souvent à coller ces rencontres de
courtes durées dans l'espoir qu'on se reverra pour passer à nouveau de bons
moments.<o:p />
Voyons la chose du bon côté ! Je démarrer ma semaine
en forme pour embêter les gens J<o:p />
En plus, je vais manger chez N'amoureux lundi. Je suis pressée.